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 MAD MAX 2 : The Road Warrior

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Oreo33



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Date d'inscription: 05/01/2008

MessageSujet: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Jeu 25 Déc 2008 - 1:57

Date de sortie cinéma : 11 août 1982
Film déjà disponible en DVD depuis le : 8 avril 1999
Film déjà disponible en Blu-ray depuis le : 24 octobre 2007
Réalisé par George Miller
Avec Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells
Titre original : Mad Max 2 : The Road Warrior
Long-métrage australien . Genre : Action , Science fiction
Durée : 01h37min


Seconde fournée. Sorry je précise que je n'ai toujours pas vu le 3ème volet. Embarassed






Pour cette suite, George Miller et son équipe nous ont concoctés un savoureux cocktail de tronches, de superbes poursuites sans oublier de construire la légende de Max. Il se démarque aussi du 1er film.

Résumé

Peu après la mort de sa femme et de son fils Max (Mel Gibson) se vengea en tuant les motards. C’est alors qu’il quitta définitivement la Main Force Patrol. Roulant avec son véhicule Interceptor V8 il erre sur les routes dangereuses. Sur ces routes se disputent violemment l’essence précieuse. Après avoir échappé à un gang, Max se retrouve dans une raffinerie tenue par des colons au beau milieu du désert. Mais ces derniers sont la proie d’assauts du redoutable Seigneur Humungus et de sa meute. Max décide de les aider mais pas à n’importe quel prix.

Warner distributeur International du 1er MAD MAX pensa dans un souci de marketing mais surtout de rentabilité qu’une suite serait très intéressante. Ainsi les dirigeants contactèrent le réalisateur George Miller pour lui demander d’imaginer une suite. Ce dernier n’était pas intéressé. Mais une coquète somme d’argent pour aider au tournage le fera changer d’avis (c’est une supposition, mais si vous savez ce qui s’est passé je suis tout ouie). La somme accordée sera de 4 Millions $ australien soit 10 fois le budget de MAD MAX. Les garanties d’avoir ce versement G. Miller et son producteur Byron Kennedy se mettent à démarcher le best of des techniciens made in Australia : à savoir des scénaristes, un directeur de la photographie, des maquilleurs, une chef costumière, des cascadeurs, pyrotechniciens Attention je ne dis pas que le boulot des techniciens sur le 1er film était mauvais. Loin de là. Mais sur MAD MAX 2 on sent clairement la différence de budget. Rien qu’a voir les nombreux grands angles et les prises de vues en grue.

Pour son histoire le réal s’entoure de 2 scénaristes : l’australien Brian Hannant (1er assistant réal) et d’un britannique Terry Hayes. Les 3 hommes concocteront un point de vue très différent du 1er film. Tout dabord ils présenteront un contexte intéressant revenant sur l’origine du proche chaos dans le 1er volet d’une part et un bref résumé de Max d’autre part. En fait ce prologue permet de répondre aux questions (en partie ?) du 1er volet ; mais il s’avère intéressant pour ceux qui n’ont pas vu ce film.

Avec une situation proche (les crises pétrolières des années 70, l’inflation) le réal dans le prologue de MAD MAX 2 montre les dérives possibles (on reste dans un film de genre) suite à une guerre opposant 2 puissances pour le contrôle du pétrole. S’en suit comme l’après guerre des pénuries notamment en essence. Le chaos éclate et les hommes se mettent à s’entretuer. La seule motivation est de trouver de l’essence si rare soit-elle. L’essence représentant la seule richesse dans ce monde. Or on peut se demander pourquoi ses hommes continuent t-il d’utiliser les voitures ? Peut-être sont-ils attachés à leur ancien monde ? Ce serait le seul vestige de l’ancien monde ?

Côté décors Graham Grace Walker mettra les bouchés doubles avec son équipe pour construire la raffinerie ainsi que les nombreux véhicules. La collaboration avec les pyrotechniciens et cascadeurs étant l’une des nombreuses contraintes de son travail. L’un des pompons revenant aussi au département costumes et maquillages surtout pour le look des assaillants. Enfin la musique composé par Brian May se révèle puissante surtout pour la poursuite finale mais elle inclut aussi des moments dramatiques comme le début du film (magnifique violons).




Somewhere in the desert

MAD MAX 2 débute avec une musique assez prenante qui laisse présager un grand danger. Après la logo Warner le titre du film The Road Warrior apparaît. Les mots The Road et Warrior se rejoigne pour compléter le titre. Une façon d’introduire la personnalité de Max mais aussi sa mythologie. Puis on entend en voix off un vieillard parlait du contexte et du passé de Max. La musique se faisant plus dramatique. Sur une route désertique nous voyons Max à côté d’un véhicule. La caméra s’avance vers lui jusqu'à voir son visage en piteux état. Et là le commentaire explique qui était Max avant qu’il ne le devienne le Road Warrior. Pendant cette intro l’écran est rappelle curieusement un format proche de celui de la TV (et en noir et blanc). On voit des images d’archive de conflits, d’émeutes et d’éxécutions. Ce contexte lourd est là pour mettre en avant les origines du proche chaos du 1er film : les gangs contre les policiers. A ces images s’ajoutent celles du 1er film avec la mort de la femme de Max et de son enfant. Ces images du 1er film sont accompagnés en fond de grandes explosions (comparaison avec la rage de Max dans son esprit). Puis arrive des plans en couleur : 2 tombes sur lesquelles se tient Max. Le générique se termine sur des paroles positives ; Max apprend à redécouvrir la vie. La caméra plongeant sur la route à vive allure ; noir complet et cette dernière sort du radiateur pour laisser apparaître le visage de Max conduisant son V8 Interceptor.

Seul contre tous

MAD MAX se différencie du 1er volet qui marquait les origines de la folie de Max. Dans ce volet le réal s’attache à décrire Max comme un solitaire, un homme brisé n’ayant plus ou quasiment plus une conception entre le bien et le mal. Comme on le voit : ses cheveux sont plus longs et hirsutes, il a une mêche blanche, son uniforme de policier est déchiré, son visage neutre : il ne sourit quasiment jamais et n’éprouve aucune émotion. Il a toujours son fusil à conon scié mais sa voiture est rouillé.

Mais le point le plus intéressant sont les actions de Max : froid quand il capture le Capitaine Gyro ou quand il entre dans le camp. Il se fait traiter de mercenaire après avoir sauvé la vie en échange d’un peu d’essence. On comprend peu à peu que Max en deviendrait presque détestable par moment. Portant le même uniforme noir que les assaillants d’Humungus il peut faire preuve de la même cruauté et de cupidité que ce groupe. Néanmoins il se distingue peu à peu grâce à l’enfant à qui il refile un jouet musical et au capitaine Gyro. Ces 2 personnes sont les seuls pendant une bonne partie du film à le traiter amicalement. Et c’est vrai qu’en proposant ses services aux colons contre de l’essence Max ramènera un semi, ce dernier se fera accepter dans ce groupe. L’arrivé de Max rappelle aussi fortement celle de l’homme sans nom dans POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS.

Les gentils et les méchants

Max se situant entre les 2 parties : les colons et la meute d’Humungus, le réal ajoute une touche qui permet de différencier ces 2 ennemis. Les colons sont habillés de blanc (représentant une certaine pureté, on pourrait les comparer à des anges, non ?), sont sédentaires (du moins pendant la première partie du film) mais ils possèdent une raffinerie (signe extérieur de richesse très convoité). De l’autre côté nous avons le seigneur Humungus et sa meute. Habillés en noir, coiffés avec des crêtes pour certains ou d’habits récupérés au cour de leur assauts. Néanmoins certains ressemblent curieusement à des gladiateurs (Humungus). Ils affichent clairement leur motifs (têtes de mort). Puis ils sont aussi très cruels : la scène de la fuite quand ils tuent et violent. A un moment on les voit même pendre des colons prisonniers. Enfin ce sont des nomades cherchant à tirer profit de l’essence en s’en emparant. Ils ressemblent davantage à des pirates cherchant à détrousser les riches marchands.



Petite parenthèse pour parler du seigneur Humungus. On ne voit jamais son visage. Il en demeure impressionnant. Il fait preuve au début de diplomatie mais aussi de cruauté. Il se prend pour un seigneur désireux de conquêtes de richesses. Tout lui appartient sauf la raffinerie lieu de résistance. Enfin il gère ses troupes comme des chiens enragés : son second Wells surnommé chien de guerre puis attaché en laisse avant l’assaut final.

La meilleure défense c’est l’attaque

On pourrait comparer les attaques de la raffinerie à un western comme ALAMO. Les assaillants faisant le siège afin de rendre plus faible les colons comme on le voit au début. Leur seule chance de salut se révélera être Max. Mais ce dernier refusera de conduire le semi. Il préférera récupérer son essence (le deal) et repartir tout seul. Le capitaine Gyro lui disant « tu es fou mais pas lâche ». Cette fuite se soldera par un accident dont il finira très amoché. Sauvé par son « associé » Max finira par se réveiller en piteux état. Dans cette scène Max se retrouve dans une salle qui semble servir de morgue. Mais à la différence d’un autre il n’est pas rentré les pieds devant, sa tête donne directement sur l’extérieur : peut être une façon de montrer qu’il doit faire face à ses responsabilités et ne pas abandonner les colons. Mais Papagalo qui a perdu sa famille aussi ne comprend la noirceur de Max. A-t il un but ? Doit-il errer pour toujours sur les routes désertiques ? Cette quête pouvant rappeler celle des dark nights brisés par la mort de leur proches comme BATMAN, BABY CART. A noter que le titre du film ROAD WARRIOR illustre parfaitement la personnalité et les actions de Max. Le guerrier de la route finissant par secourir les colons en leur proposant ses services. Mais sous ce brin d’humanité se cache en fait un désir pour Max de survivre. Seul il ne pourrait échapper à la meute d’Humungus.

Enfin le moment de bravoure du film est la poursuite finale commençant juste après l’explosion de la raffinerie. Max conduisant la citerne aidé de quelques colons. Les méchants cherchant à s’emparer du camion afin de prendre l’essence. Cette poursuite se révèle incroyablement jouissive à suivre (plan large et rapprochés avec de superbes cascades très dangereuses). Les assaillants ressemblant à des prédateurs voulant attraper un gros animal dans la savane.



Puis à la fin de la poursuite (je ne dis rien sinon) on voit que les colons ont réussi à échapper à leur assaillants. Max retrouve son sourire. Mais celui-ci sera de courte durée : il n’a plus de voiture et de chien. Le dernier montre la caméra qui s’éloigne peu à peu de la pose de Max au début du film : une belle conclusion de l’histoire très réussi. Max entre dans la légende.

Finalement MAD MAX 2 est une suite très réussi. G. Miller nous a concocté un film digne des oeuvres comme BLADE 2, ALIENS LE RETOUR ou TERMINATOR 2. Il conserve son côté indépendant mais avec de plus gros moyens et tout ça sans perdre son charme.

A noter le rôle de Wez est interprété par Vernon Wells (Freddy Mercury dans COMMANDO) mais qui reprendra son rôle dans UNE CREATURE DE REVE en 1985 (un grand merci à Shin de m'avoir fait découvrir ce film tout bonnement jubilatoire). WATERWORLD s'inspire aussi de l'histoire avec le manque d'essence et les assauts.

Sorry encore des oublis.
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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Ven 26 Déc 2008 - 15:35

Pas encore vu non plus. Je pense que la prochaine saga que je vais remater c'est terminator mais juste après j'enchainerai bien sur la trilogie mad max ^^ Je verrais peut etre le 3 aussi du coup Razz

Une pinte, une !!!! drunken

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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Ven 26 Déc 2008 - 15:46

Cinephile Amateur a écrit:
Pas encore vu non plus. Je pense que la prochaine saga que je vais remater c'est terminator mais juste après j'enchainerai bien sur la trilogie mad max ^^ Je verrais peut etre le 3 aussi du coup Razz

Une pinte, une !!!! drunken



2 pour ne pas avoir vu ces grands films mais tu revois les TERMINATOR alors t'es pardonné. Boh je la ferme je n'ai toujours pas vu le 3ème volet de MAD MAX avec la chanson de Tina Turner. silent
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Sam 27 Déc 2008 - 4:29

Pas revu depuis un bon moment.
Je garde le souvenir d'un film tres marqué par son époque.
Je garde aussi le souvenir d'un spectacle d'une grande intelligence,mis en scene par un réalisateur
habité totalement par son sujet.

Barbare,sauvage,avec un arriere gout de fin du monde,ce film est un diamant brut du
cinéma nihiliste.


P.S.Aujourd'hui.il est loin derriere nous l'esprit parano et ses diatribes qui pensait que le mouvement
Punk allait détruire le monde occidental.

Reste le nihilisme du film.De ce point de vue "Mad Max Road Warrior"est une terrible et puissante référence.
pale

Mad Max 3 est une parade de mode Punk, a la sauce heroic fantasy Oreo 33.
Il tranche completement avec les deux premiers.Il rejoint en somme la bande dessinée.
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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Sam 27 Déc 2008 - 12:30

sergio a écrit:
Pas revu depuis un bon moment.
Je garde le souvenir d'un film tres marqué par son époque.
Je garde aussi le souvenir d'un spectacle d'une grande intelligence,mis en scene par un réalisateur
habité totalement par son sujet.

Barbare,sauvage,avec un arriere gout de fin du monde,ce film est un diamant brut du
cinéma nihiliste.


P.S.Aujourd'hui.il est loin derriere nous l'esprit parano et ses diatribes qui pensait que le mouvement
Punk allait détruire le monde occidental.

Reste le nihilisme du film.De ce point de vue "Mad Max Road Warrior"est une terrible et puissante référence.
pale

Mad Max 3 est une parade de mode Punk, a la sauce heroic fantasy Oreo 33.
Il tranche completement avec les deux premiers.Il rejoint en somme la bande dessinée.


Un nihilisme que l'on retrouve je suppose dans YOJIMBO et POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS (un solitaire qui arrive de nulle part et repart vers nulle part). Sur le mouvement punk reste des oeuvres films, comics et je suppose le mouvement Cyberpunk.

A propos de post nuke tu as vu 2019 après la chute de new York ?

En revoyant le réussi mais bancal DOOMSDAY de Neil marshall j'ai eu l'impression qu'il voulait rendre hommage en terme d'ambiances et de décors à ce cinéma (CONAN, ALIENS, ESCAPE FROM NEW YORK, ESCAPE FROM L.A., les MAD MAX) mais sans ce côté nihiliste. C'est fun mais gentil. Aucun sous-texte derrière ce film. Nottament en terme de découpage pour la poursuite.

Tu remates MAD MAX 1 et 2 c'est lisible et toujours efficace.



A propos de BD j'ai retrouve un vieux Mad Movies n°143 avec un dossier "Le style Comic Book en 30 films)

Sur MAD MAX 2, écrit par Rafik Djoumi.

" C'est en se questionnant sur le succés international insensé du premier MAD MAX que George Miller réalisa la portée mythologique de son héros (classé samouraï au Japon, cow-boy par les américains, chevalier des routes pour la critique européenne). Il abordera du coup l'écriture et le tournage de ce Road Warrior avec la conscience absolue d'oeuvrer dans le mythe moderne. Si l'univers post-apocalytique qu'il y dépeint semble tout droit sorti de la bédé d'Hermann parue en 1979, JEREMIAH, ce n'est pas du comic-book que Miller tirera ses références visuelles mais principalement des westerns de Serio Leone : mise au point de zéro à l'infini, visages au 1er plan en légère contre-plongée, construction triangulaire et en ligne de fuite lors de scènes de dialogue ou de confrontation, surexploitation des linge de force sur les diagonales du cinémascope. Sans parler du réflexe génial de la costumière qui ira se fournir dans les boutiques gays du pays, contribuant à transformer ce trip barbare halluciné en absolue du fétichisme à l'écran. Par contre, l'univers du comic-book ne sera plus tout à fait le même après cette révélation filmique (TANK GIRL, BARBWIRE, JUST A PILGRIM mais aussi tous ces héros nihilistes faisant face à des bad-guys idéalistes). La fusion possible de Max le fou avec ses comtemporains d'alors (JUDGE DREDD et RANXEROX) n'échappera pas à Frank Miller, Geoff Darrow et autres spécialistes du "hard boiled". Rien d'étonnant, donc, à ce que George Miller ait fait appele à l'artiste britannique Brendan Mc Carthy (ZMEN, REBOOT) pour la rédaction du script de MAD MAX 4."
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Sam 27 Déc 2008 - 20:06

Saint ciboire! Il y a beaucoup de stock dans ton post Oreo33.
J'ai toujours su que tu étais quelqu'un de brillant,mais la t'exagere. affraid

En plus, depuis que j'ai vu avec mes deux nieces le film "Allo Maman,c'est Noel!",
j'ai beaucoup de difficulté a réfléchir.

J'y reviendrai,le temps de m'en remettre.
Du moins je l'espere. Smile
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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Sam 27 Déc 2008 - 21:13

sergio a écrit:
Saint ciboire! Il y a beaucoup de stock dans ton post Oreo33.
J'ai toujours su que tu étais quelqu'un de brillant,mais la t'exagere. affraid

En plus, depuis que j'ai vu avec mes deux nieces le film "Allo Maman,c'est Noel!",
j'ai beaucoup de difficulté a réfléchir.

J'y reviendrai,le temps de m'en remettre.
Du moins je l'espere. Smile



Tu as raison. J'aurais du appliquer la citation de Pierre Desproges.

"L'intelligence, c'est comme les parachutes : quand on n'en a pas, on s'écrase."

Allo Maman ici Noêl c'est du lourd là. J'ai même fait un cadeau empoisonné à Vlad KICKBOXER 2 et je n'en suis pas fier. Crying or Very sad Embarassed

Rajout virtuel le lien vers le dossier Cyberpunk.

http://cinema.forums-actifs.com/un-peu-de-tout-f21/cinema-cyberpunk-t794.htm

C'est dans ces moments là qu'on a envie d'être une petite souris. :elephant:
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Dim 28 Déc 2008 - 21:32

Il y a des actes d'un indéniable nihilisme Oreo 33 dans "Pour une Poignée de dollars2,mais jusqu'a
quel point l'humanisme fait défaut chez le personnage...????
Personnellement,je me garde une petite gene.

Les points communs entre lui et Mad Max sont de toute évidence tres éloignés.
Mad Max n,est pas un personnage ex nihilo (a partir de rien).
Il est le "produit"des années 70,lié au crainte de l'époque.
--La hausse de la criminalité.
--L'éffondrement du systeme de justice.
--Pénurie du pétrole.
Sa violence sauvage a également un point de départ.Une scene originelle traumatique... L'élimination de sa propre famille par de la canaille.
Au chapitre de la sentence nihiliste face a l'enemi,celui qui a mes yeux se rapproche le plus de Mad Max,c'est le personnage incarné par Charles Bronson dans le film Death wish de Michael Winner 1974.
Meme conscience douloureuse et dépressive..Meme justice expéditive.Le violence comme passage
obligé au catharsisme....sinon le désespoir total.


Je pense la meme chose que toi en matiere de cadrage.Le film de Miller est d'une belle lisibilité.
Les scenes de poursuites sont superbement bien découpées.
A ce sujet,certains observateurs ont fait le rapprochement avec "Vanishing Point" de Richard C.Safirian 1971.
Voir le trailer sur You tube.


Je n'ai pas vu "2019 apres la chute de New York".

Le texte de MadPunk c'est tout bon.

Je publierai bientot sur ce Topic des extraits d'un texte d'un auteur tres allumé par le
film Mad Max.
Son angle d'analyse fait écho au critique de Mad Movies.

Doomsday...
Entre la simplicité,la dimension tragique des originaux et leurs copies boursoufflées et
"have a fun",personnellement je préfere revenir aux sources. Wink
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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Dim 28 Déc 2008 - 22:24

J'ai vu Mad Max, et je l'ai trouvé assez "moyen", rien d'exceptionnel quoi.

Mais j'ai lu sur plusieurs site que Mad Max 2 était bien mieux que le premier opus.

Est-ce vrai ?
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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Dim 28 Déc 2008 - 23:33

sergio a écrit:
Il y a des actes d'un indéniable nihilisme Oreo 33 dans "Pour une Poignée de dollars2,mais jusqu'a
quel point l'humanisme fait défaut chez le personnage...????
Personnellement,je me garde une petite gene.

Les points communs entre lui et Mad Max sont de toute évidence tres éloignés.
Mad Max n,est pas un personnage ex nihilo (a partir de rien).
Wink


L’humanisme ne fait pas défaut. Au contraire
Le perso ne semble pas en avoir (il parle peu, se moque des morts et on ne sait pas d’ou il vient tant mieux, le fait qu’il n’éprouve aucune émotion quand il tue : visage neutre). J’avais lu dans une interviewa carrière de Mad Movies que Monte Hellman avait supervisé un nouveau montage pour le début de ce film en montrant les origines de l’homme sans nom (histoire idiote sur le fait de se racheter) ce qui enlève beaucoup de mystère quand au personnage qui devient moins détestable. Pour le rapprochement je pensais plus en terme d’ambiances : l’arrivée d’un étranger dans un lieu et que ce dernier se débarasse d’une bande même si dans ce MAD MAX il n’y a pas de bandes rivales (grosse boulette j’en conviens). Mais j’ai retrouvé par moment ce même air froid, détaché motivé par l’essence (ou par pas grand chose à part de faire souffrir ce semblabes mais quand à la fin comme pour se racheter il leur dit "you want to get ou of here, talk to me") et qui repart tout seul à la fin sans rejoindre les colons. Les films sont différents pour le personnage (l'un est cynique, adepte de l'humour noir mais un merc qui veut s'enrichir). MAx est un perso sur la corde raide : il se fout de tout et in ne croit pas à l'empathie.


sergio a écrit:
Il est le "produit"des années 70,lié au crainte de l'époque.
--La hausse de la criminalité.
--L'éffondrement du systeme de justice.
--Pénurie du pétrole.
Sa violence sauvage a également un point de départ.Une scene originelle traumatique... L'élimination de sa propre famille par de la canaille.
Au chapitre de la sentence nihiliste face a l'enemi,celui qui a mes yeux se rapproche le plus de Mad Max,c'est le personnage incarné par Charles Bronson dans le film Death wish de Michael Winner 1974.
Meme conscience douloureuse et dépressive..Meme justice expéditive.Le violence comme passage
obligé au catharsisme....sinon le désespoir total.



Je suis d’acc que Max est un vigilante (du moins plus dans le 1er volet) : C’est effectivement cette scène qui déclenche un point de non-retour sur sa folie destructrice. Au pire il se « serait » calmé une fois sa vengeance accomplie, non il choisit de « tracer une route sans fin en espérant trouver la mort qui le soulagera, effecivement la violence serait nécessaire pour lui à la fin du 1er mais le 2ème volet le pose plus en chevalier auto-destructeur sans but, si ce n’est de trouver de l’essence et de vivre par et pour la violence.






sergio a écrit:



A ce sujet,certains observateurs ont fait le rapprochement avec "Vanishing Point" de Richard C.Safirian 1971.
Voir le trailer sur You tube.


Je n'ai pas vu "2019 apres la chute de New York".

Le texte de MadPunk c'est tout bon.

Je publierai bientot sur ce Topic des extraits d'un texte d'un auteur tres allumé par le
film Mad Max.
Son angle d'analyse fait écho au critique de Mad Movies.

Doomsday...
Entre la simplicité,la dimension tragique des originaux et leurs copies boursoufflées et
"have a fun",personnellement je préfere revenir aux sources. Wink



C’est ce que j’ai sentie en le revoyant (grosse attente pour ce film) mais Neil Marshall aurait plutôt conservé la forme de ces films quoique la poursuite finale). Mais le passage Conan-like est aussi inutile que jouissif. Il a poiché ici et là ces influences mais surtout les films qu’il aime pour les mettre dans son film : un plaisir de fanboy mais un film creux. Dommage il y avait tout pour faire un Bis qui décoiffe.

Il reste le discours désabusé sur la Grande Bretagne et Rhona Mitra. C’est fun. That's all.


Je n'ai pas vu les DEATH WISH et VANISHING POINT. No

Bon j'ai encore dis des bétises. J'ai mal à la tête.
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Lun 29 Déc 2008 - 0:00

Concernant le nihilisme "Pour une poignée de dollars",si je me garde une petite gene Oreo33,
c'est en raison d'une donnée essentielle du film...l'amitié inavouée mais perceptible entre
Eastwood et Van Cleef.

Qu'elle soit trahit ou non,l'amitié est une constance dans l'oeuvre de Leone.
Son cinéma n'est pas porteur d'un humanisme comme celui de John Ford,mais il conserve
cherement un reste d'humanité.



Tu écris que Mad Max se présente dans le deuxieme volet"en chevalier auto-destructeur sans but."
Es-tu si sur?
Rappelle-toi qu'il vient au secours d'une communauté.
Je pense avec toi "qu'il est sur la corde raide",mais il ne se fout pas de tout.


Dernière édition par sergio le Lun 29 Déc 2008 - 6:30, édité 1 fois
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Lun 29 Déc 2008 - 3:08

Hot Chocolate,
En matiere de concentrer d'actions et de violences, Mad Max 2 est un film de vengeance
hautement plus hallucinant que le premier.
Et les passages a vides sont quasi absents. Smile
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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Lun 29 Déc 2008 - 12:15

sergio a écrit:
Concernant le nihilisme "Pour une poignée de dollars",si je me garde une petite gene Oreo33,
c'est en raison d'une donnée essentielle du film...l'amitié inavouée mais perceptible entre
Eastwood et Van Cleef.

Qu'elle soit trahit ou non,l'amitié est une constance dans l'oeuvre de Leone.
Son cinéma n'est pas porteur d'un humanisme comme celui de John Ford,mais il conserve
cherement un reste d'humanité.



Tu veux parler du 2ème volet des Dollars ? Je pensais plus au 1er volet quand l’étranger (C. Eastwood arrive en ville). Par contre il y aurait un rapport entre MAD MAX 2 et le DJANGO de Sergio Corbucci (pas vu le film).

Je n’ai vu aucun John Ford. silent


sergio a écrit:



Tu écris que Mad Max se présente dans le deuxieme volet"en chevalier auto-destructeur sans but."
Es-tu si sur?
Rappelle-toi qu'il vient au secours d'une communauté.
Je pense avec toi "qu'il est sur la corde raide",mais il ne se fout pas de tout.


Sûr,non je ne prétends pas détenir la vérité, juste un point de vue. Mais je pensais qu’a la fin du 1er volet et le début du second il erre sans but sur les routes. Oui il aide la communauté mais moyennant finance (vu l’horreur et la rareté de l’essence dans ce monde çe ne m’étonne guère). Je pense qu’il se fout de tout (limite il abandonne le Capitaine Gyro) depuis qu’il a quitté les Main Force Patrol et qu’il a perdu sa famille. Il y a avait un maigre espoir d’autorité policière dans le 1er volet. Dans celui là il n’y a rien. Sans la communauté ce serait encore un chevalier déchu mais c’est peut être sa nonchalence, son air neutre qui m’a donné l’impression qu’il se fout de tout.


Dernière édition par Oreo33 le Mar 30 Déc 2008 - 12:57, édité 1 fois
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sergio



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Mar 30 Déc 2008 - 2:08

"Entendons-nous bien! Je suis ici pour l'essence.Pas plus!"
Mad Max

Pourtant lorsqu'il rencontre la communauté d'extracteur nous allons découvrir petit a petit qu'il se ment a lui meme.
La présence de l'enfant y est pour beaucoup dans ses actions a l'égard de cette communauté.
Il retourne certes a son désert Oreo33,mais avec une petite réserve d'humanité qui lui manquait jusqu'ici.

Bref,j'aimerais sincerement te croire,mais l'attitude Fuck-Off the World du personnage
ne m'a jamais paru définitive.


P.S. Ca ressemble tres peu cependant a une fable humaniste.Tres tres peu.
Je pense sans en etre tout a fait sure que sur ce point nous nous rejoignons. Laughing
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Oreo33



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MessageSujet: Re: MAD MAX 2 : The Road Warrior   Mar 30 Déc 2008 - 13:20

sergio a écrit:
"Entendons-nous bien! Je suis ici pour l'essence.Pas plus!"
Mad Max

Pourtant lorsqu'il rencontre la communauté d'extracteur nous allons découvrir petit a petit qu'il se ment a lui meme.
La présence de l'enfant y est pour beaucoup dans ses actions a l'égard de cette communauté.
Il retourne certes a son désert Oreo33,mais avec une petite réserve d'humanité qui lui manquait jusqu'ici.

Bref,j'aimerais sincerement te croire,mais l'attitude Fuck-Off the World du personnage
ne m'a jamais paru définitive.


P.S. Ca ressemble tres peu cependant a une fable humaniste.Tres tres peu.
Je pense sans en etre tout a fait sure que sur ce point nous nous rejoignons. Laughing



Oui c'est ça il est pour l'essence même si certains colons le prennent pour un "messie/sauveur" il aurait pu en profiter mais non. Il finit par les aider mais malgré lui. Il n'arrive pas à s'échapper et sa voiture finit en charpie. Je suis d'acc pour la présence de l'enfant mais aussi sans la relation respect/froideur du Capitaine Gyro Max aurait fini.
Mais le garçon et le Capitaine l'aident alors que Max ne voulait personne. Il s'intégrera malgré lui (donc oui en quelque sorte il se ment) alors qu'il ne veut être avec personne.

En tout cas ça montre la richesse de ce film à travers les actes de Max (pas besoin de 300 pages de dialogues). Les attitudes du personnages peuvent être interprétés autrement.

Sur la fable humaniste d'acc c'est l'opposé. L'histoire est pessimiste, comme le montre le générique
et le fait que les communautés sédentaires et nomades se battent pour l'essence (aussi rare et précieux soit-il).
La fin aurait été optimiste et comme un conte pour enfant si Max était parti avec les colons. Mais une fin comme celle là aurait été merdique. Mais cette fin montre un Max solitaire, amoché qui poursuivra sa route et s'inscrivant dans la légende.

HS une petite vidéo du tournage que j'ai trouvé par hasard. Ils sont fous ces australiens !

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MAD MAX 2 : The Road Warrior

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